Raisons d'être
d'APO-G


Le résistant et l’humaniste

La chanson en réponse à la guerre
Seuls les aînés se souviennent du rôle joué par Gilles pendant la Seconde guerre mondiale. Son cabaret Au Coup de Soleil constituait un point de ressourcement tant pour les Français que pour les Suisses en quête d’oxygène. Entre deux histoires drôles, Gilles y distillait des chansons engagées, sous le nez des fascistes et de la censure.

Les agents du Reich n’étaient pas dupes, mais ne parvenaient bien souvent à saisir les subtilités de ses textes que trop tard. Le public, lui, reprenait espoir durant ces chaudes soirées et captait le moindre double sens et chacune des allusions de notre homme.

Quiconque n’a pas connu cette époque a peut-être de la peine à imaginer ce haut lieu de la résistance en chanson qu’était le Coup de Soleil. Pourtant, à la fin de la guerre, Gilles a reçu la médaille de la légion d’honneur au vu de sa contribution. D’autre part, pour le Reich, Gilles était "l’ennemi public N° 1 en Suisse"…

Les travaux de jeunes historiens du XXe siècle comme Veronika Meier et François Willen encouragent APO-G à :

• mettre en évidence ces aspects méconnus de l’engagement citoyen de Gilles
• rappeler le rôle de semeur d’espoir de Gilles durant la guerre avec sa chanson hebdomadaire sur les ondes de Radio-Lausanne.

Afficher le plan du site

Montrer la légende
Ci-dessus : Dessin du peintre vaudois Raoul Domenjoz pour un programme du Coup de Soleil. Un de coin du cabaret de Gilles, véritable bulle d’oxygène et haut lieu de la résistance en chanson.
Photo : François Martin, tirée des archives privées de Gilles.

Ci-contre : Edith et Gilles en répétition pendant la Seconde Guerre mondiale, dans leur cabaret de Lausanne.
Photo : François Martin, tirée des archives privées de Gilles.